
Festin des dieux, peut-être le festin des noces de Pélée et Thétis
Détails
L'histoire
Un festin des dieux peint presque tout en rouge. Ce genre de tableau monochrome s'appelle une rosaille, et servait d'habitude d'étude préparatoire. Abraham Bloemaert, lui, considérait celui-ci comme une œuvre achevée, puisqu'il l'a signé et daté, A. Blomaert, 1598. Il vient alors de se réinstaller à Utrecht, et le sujet est à la mode. Quelques années plus tôt, Cornelis van Haarlem avait peint pour la ville de Haarlem d'immenses Noces de Pélée et Thétis, pleines de nus aux poses tourmentées. Bloemaert ramène le thème à une toile d'une quarantaine de centimètres. On reconnaît les dieux à leurs attributs, Poséidon à son trident, Artémis au croissant de lune dans ses cheveux, et au centre Aphrodite s'étire dans une pose qui met son corps en valeur. Le titre reste prudent, car le musée n'est pas certain qu'il s'agisse de ces noces. C'est à ce banquet, selon le mythe, que la déesse de la Discorde, qu'on n'avait pas invitée, jeta une pomme d'or, et la querelle qui s'ensuivit mena jusqu'à la guerre de Troie.



