
Le Vœu à l'Amour
Détails
L'histoire
Vers 1775, Fragonard commence une suite de petites allégories amoureuses où l'amour se dit avec le vocabulaire du culte. On y prête serment devant une statue de l'Amour, on offre des roses, on court vers des autels dressés au fond des bosquets. Ce panneau en fait partie, et c'est une esquisse. Une jeune femme vêtue de blanc s'élance sur les marches d'un autel, les bras tendus, tandis que tout le reste se dissout en ombres brunes et vertes, à peine posées. Le Louvre le situe vers 1780, au moment où le goût parisien se tourne vers le sentiment et la sensibilité. Le tableau définitif qu'il préparait appartient à une collection particulière et se trouvait à New York en 1938. L'esquisse, elle, n'a jamais quitté Paris. Elle a appartenu au physicien Hippolyte Walferdin, grand collectionneur de Fragonard, puis à Léon Tabourier, avant que le docteur Maurice Audéoud ne l'offre au musée, où elle est entrée en 1907.




