
Gustave Courbet · PD
Portrait d'Hippolyte (Pradelles ?)
Détails
L'histoire
Au printemps 1862, Courbet quitte Paris pour la Saintonge, invité par un ami fortuné, Étienne Baudry, qui l'installe dans sa propriété près de Saintes. Il y reste près d'un an. L'été, avec Corot venu passer quelques semaines et deux peintres de la région, il travaille en plein air à Port-Berteau, au bord de la Charente.
L'un de ces compagnons est le paysagiste Hippolyte Pradelles. Courbet fait son portrait en une seule séance, très vite, et inscrit sur la toile en lettres rouges une dédicace à son ami Hippolyte. C'est ce prénom qui donne le nom du modèle, et l'identification tient à lui seul, ce qui explique le point d'interrogation des catalogues.
Le tableau a été acheté avant 1888 par Hendrik Willem Mesdag, peintre de marines à La Haye, qui collectionnait les Français de cette génération. Il est resté dans la collection qu'il a réunie chez lui et qui porte son nom.




