
Lièvre mort avec poire à poudre et gibecière
Détails
L'histoire
On ignore qui possédait ce lièvre au XVIIIe siècle. Le tableau n'apparaît qu'en 1925, sur le marché de l'art parisien, puis appartient à Paul Cailleux, marchand parisien spécialiste de la peinture française du XVIIIe siècle. Il entre au Louvre en 1979 par dation, un dispositif créé par une loi de 1968 qui permet aux héritiers de régler les droits de succession avec des œuvres d'art plutôt qu'en argent, et il est restauré l'année suivante.
Chardin l'a peint vers 1730, sur une toile de près d'un mètre de haut. Le lièvre pend par une patte arrière contre un mur nu, le corps tordu sur une gibecière et une poire à poudre, et la signature figure en bas à droite, Chardin f., pour fecit, l'a fait. En 2017, le Louvre l'a prêté au musée Pouchkine de Moscou pour une exposition consacrée à Chaïm Soutine, le peintre du XXe siècle des gibiers morts et des carcasses.




